Copenhague

Copenhague

La discussion de Margrethe, Bohr et Heisenberg se passe le temps d’un dîner dans la maison -avec jardin- Bohr, à Copenhague.
Unité de temps, de lieu et d’action, donc.
Ce sont les souvenirs évoqués durant cette discussion qui vont nous faire voyager dans différents temps, lieux et actions.
C’est pour permettre ce voyage que le dispositif scénique doit laisser le plus de place possible à l’imaginaire -guidé par les acteurs- de chacun des spectateurs.
Du mobilier Bauhaus pour suggérer un intérieur bourgeois et moderne, à l’image de ces chercheurs avant-gardistes.
Un mobilier contemporain de leurs recherches, devenu, depuis, intemporel.
Du métal, du verre... aussi comme dans un laboratoire.
Une nappe blanche, peut-être, au début.
Le théâtre, la salle, la scène : le lieu de la représentation, des spectateurs et des acteurs bien concrets, où se supperposent des souvenirs évoqués par des fantômes.
Le proscenium, l’avant scène sont nets, concrets ; et plus on avance dans l’histoire, plus les acteurs s’éloignent des spectateurs, plus ils deviennent flous, plus l’atmosphère devient brûmeuse.
Du noir, du néant ominprésents, jusqu’au morcellement -par la lumière scénique- des personnages qui sembleraient même pouvoir disparaitre s’ils s’éloignaient davantage.
Le fog londonien ? Une chambre à brouillard ? Une formule mathématique y serait-elle apparue ? C’est incertain...


texte Michael Frayn
traduction Jean-Marie Besset
mise en scène Nicolas Vial
collaboration Corinne Paccioni
avec Julie Brochen, Stéphane Valensi, Nicolas Vial
scénographie Grégoire Faucheux
lumière Sylvain Séchet
production L’incroyable compagnie, Paris
création 2022